Marée de Paradis

Discographie

Marée de Paradis, CD 'Quai de L'Isle' Marée de Paradis
'Quai de L'Isle'

CD 16 titres
Jacquette 16 pages

Chants de marins de Normandie :
- Clippers et baleiniers du Havre ;
- Terre-Neuvas ;
- Chansons de Basse Normandie ;
- La Royale.

Marée de Paradis, CD 'Quai de L'Isle'Quai de L'Isle :
- Le clipper en campagne
- En revenant de La Rochelle
- Le dernier survivant
- Chanson du père Winslow
- Le Mineiro
- Le chaudron à Satan
- Les petits graviers
- J'ai fais une maîtresse
- Flamande Allemande
- Le trois-mâts blanc
- Chanson de la caïque
- C'est à Cherbourg
- La prise de Saint-Hélier
- Ne vous faites pas marin
- A la ferraille
- Les Fayots

Chants de marins de Normandie

Le Havre fut au XIXe siècle le plus important port français d'armement des fameux clippers, ces navires fins et racés, capables de traversées étonnamment rapides.

Les "hirondelles de Rio", clippers du café essentiellement, reliaient le Havre au Brésil. Les "pigeons du cap", clippers du nitrate et du guano surtout, prenaient la destination des ports chiliens et péruviens, en passant par le Cap Horn. Deux chansons, "Le clipper en campagne" et "Le Mineiro", toutes deux citées dans l'ouvrage de C. et J. Briot "Les clippers français" évoquent cette formidable aventure des clippers havrais. La cité havraise fut également, avec Nantes, le lieu de renaissance de la pêche baleinière française. A la chute du premier empire et grâce à l'expérience d'armateurs américains (dont le fameux Jeremiah Winslow) installés dans la ville normande, de nombreux bâtiments armèrent pour la chasse aux cétacés, et ce jusqu'en 1868. Quatre chansons de baleiniers, "En revenant de La Rochelle", "Le dernier survivant", "Le chaudron à Satan" et la "Chanson du père Winslow" font revivre le monde coloré et rude des hommes du harpon.

Marée de Paradis a consacré, en 1993, une grande partie de son premier CD, "Sur le Grand Banc", au répertoire des terre-neuvas fécampois. Un autre grand port normand, Granville, arma de nombreux navires pour la pêche à Terre-Neuve. Beaucoup de chansons décrivent l'épopée morutière, on en trouve des versions très proches à Fécamp et à Granville ainsi que dans l'autre grand port morutier français, Saint-Malo. "J'ai fait une maîtresse", "Flamande allemande", "Les petits graviers", "Le trois-mâts blanc" appartiennent à ce corpus. La "Chanson de la caïque" est un hommage au bateau de travail d'Yport et d'Etretat, ces deux villes de "marins sans port" fournirent des contingents importants pour "le Grand Métier".

La Basse-Normandie, terre éminemment maritime, possède également un riche répertoire de rondes et complaintes de marins que l'on a pu retrouver dans le Cotentin et le Bessin. "C'est à Cherbourg" situe dans le grand port du Cotentin une histoire qui court tout le long des côtes de France. "La prise de Saint-Hélier" fait allusion à l'épisode peu connu de la tentative de débarquement des Granvillais à Jersey. Les marins normands, inscrits maritimes comme tous les autres, n'échappent pas au service militaire dans la Royale. On ne peut pas dire que les chansons qui nous soient parvenues donnent une image très favorable de ce passage obligé sur les navires de la République. "A la Ferraille", "Ne vous faites pas marin" et "Les fayots" sont au contraire des chansons revendicatives et poignantes, parfois teintées d'un humour grinçant.

Voilà, la cale est pleine. Embarquez, ça va être une belle Marée de Paradis.. On ne s'arrêtera qu'en vue du Quai de l'lsle.